LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Organisation de la première rencontre scientifique sur la Réhabilitation de l’élevage et la diversification dans la consommation des viandes - 2022.
LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Description

  • Organisation de la première rencontre scientifique sur la Réhabilitation de l’élevage et la diversification dans la consommation des viandes -2022
  • Réalisation d’un rapport  sur la Réhabilitation  de l’élevage  et la diversification dans  la consommation  des viandes avec des recommandations soumises aux hautes instances - 2022
Thématiques Réalisées

Problématique

Le secteur des viandes rouges doit occuper une place privilégiée dans l’économie agricole.

 En Algérie

 La production animale est la branche qui a été la moins soutenue durant les plans de développement qu'a connu notre pays depuis son indépendance. Cet effort a été consenti principalement pour l'aviculture4 qui a eu un essor considérable, rendant notre pays auto-suffisant en produits avicoles (viandes blanches et œufs) avec pour conséquence une dépendance de l’importation estimé à 90% des intrants.

La production laitière demeure faible, mais a bénéficié au cours de ce dernier plan d'un programme d'intensification de l'élevage bovin touchant essentiellement le cheptel bovin amélioré représentant 10% du cheptel national.

Quant aux viandes rouges, celles-ci n'ont bénéficié d'aucun programme structuré jusqu'à aujourd'hui.

Ce qui a eu pour conséquences :

  • Un faible taux de couverture de la consommation animale par la production agricole nationale (environ 50% des besoins).
  • Un manque des lois et réglementations relatives aux activités d’élevage.
  • Une faible connaissance de ce secteur d’élevage (Production et transformation de viande)
  • Une Faiblesse de la productivité tant numérique que pondérale (Un aperçu sommaire sur l’élevage, nous montre que cette faible productivité n’est pas dû essentiellement aux conditions du milieu, mais également à un ensemble d’autres contraintes qui limitent l’expression du potentiel productif ; Elles sont d’ordre organisationnel, nutritionnel, technique et sanitaire).
  • Une stagnation des productions de viandes caprines, camelines et cunicole. La viande cameline aurait pu pourvoir à la consommation des zones du Sud et servir de viandes d’appoint en zone du Nord grâce à des prix inférieurs à ceux de la viande bovine.
  • Une production des viandes rouges irrationnelle.
  • Une insécurité des troupeaux en cas de sécheresse ou d’épizooties.
  • Un marché de la viande rouge archaïque : maintien des méthodes artisanales et ancestrales. Le circuit artisanal caractérise les zones rurales, il est dominé par le boucher « soukier », en raison de l’absence de l’installation frigorifique, il achète les bêtes, les abat et les vend dans la même journée.
  • Un marché de la viande rouge anarchique et spéculatif.

À cela s’ajoute, d’autres facteurs conjoncturels telle que la restructuration du secteur public agricole qui a engendré la déstabilisation des structures d’élevage en amont et en aval de la filière. On peut également ajouter la faiblesse de l’organisation et de l’encadrement de la profession.

La réhabilitation de la production des viandes rouges est perçue comme une nécessité, eu égard aux potentialités que recèle la filière d’une part, et à la place qu’occupe ce produit dans la sécurité alimentaire d’autre part.

En effet, le diagnostic et constats de la filière, font ressortir la nécessité de la mise en place des perspectives de développement à travers un programme de soutien à la réhabilitation de la production nationale des viandes rouges avec une mobilisation de moyen à même de répondre à cet impératif.

Recommendations

SYNTHESES DES RECOMMANDATIONS POUR LA PRODUCTION DES VIANDES ROUGES

  • Encourager la spécialisation des régions d’élevage et de production en conformité avec les ressources disponibles,
  • Soutenir la production des viandes rouges par plus d’aides, d’avantages, d’accès au crédit et de mutuelles d’assurances,
  • Créer un observatoire National pour développer l’élevage du camelin, caprin et du lapin,
  • Renforcer l’encadrement et les structures d’appui et de conseil aux producteurs,
  • Intégrer la filière cameline dans le domaine agricole, avec valorisation des différents sous-produits,
  • Encourager les cultures fourragères, ainsi que la transformation des matières premières et des sous-produits de la phoeniciculture (palmier - dattier) dans la complémentation des aliments de bétail et aménagement des points d’eaux,
  • Augmenter la production et la productivité par des procédés zootechniques innovants,
  • Améliorer les races locales par le tri des races et par la création d’autres races souches,
  • Renforcement du suivi technique vétérinaire et d’hygiène durant l’élevage et durant la chaine d’abattage, de transformation et de distribution et renforcement de l’assistance et du contrôle sanitaires (médicaments / vaccins),
  • Normaliser les infrastructures dédiées à l’élevage et de toutes les formes de production,
  • Investir dans la modernisation des infrastructures et des moyens de productions et de distributions des viandes,
  • Actualiser la carte agricole, sur la base des statistiques réelles couvrant le nombre de têtes et de races de dromadaire ainsi que le nombre réel des professionnels de l’élevage, tout en identifiant les zones de production, les producteurs, les espèces, les calendriers de production, par rapport aux besoins du marché.
  • Procéder à l’identification et au recensement des cheptels pour assurer le comptage, le suivi sanitaire et la traçabilité
  • Organiser / réorganiser les filières des viandes (cameline/caprines/cunicoles) par la création des coopératives de producteurs,
  • Mise à niveau des coopératives pastorales pour une intervention efficace en matière de gestion des parcours et de conduite des animaux,
  • Utilisation des moyens technologiques de télédétection (satellites et drones) pour repérer, identifier les cheptels, et répartition les aires de pâturage entre les éleveurs,
  • Exploiter le dromadaire pour sa viande, son lait, sa peau, ses fibres, ses os et son rôle dans l’agrotourisme,
  • Développer des gammes variées de produits carnés transformés et conditionnés à bonne valeurs économiques ajoutées.
  • Réaliser un abattoir moderne en norme internationale dans la wilaya choisie (Beni-Abbes) suivi d’unités de transformation des viandes camelines, des laits et de leurs dérivées,
  • Proposer la wilaya de Beni-Abbes comme wilaya pilote pour le développement de la filière cameline, cette région doit garder son caractère touristique agricole et au futur de production de viande. Caractérisée par sa position centrale, elle permettra ainsi les trocs avec l’Afrique.
  • Installer une zone d’activité dans le domaine de la production et transformation des viandes, par un projet d’un abattoir moderne suivi d’unités de transformation et conditionnement des viandes et dérivées7 pour le cheptel de la région et celui importé de l’Afrique.
  • Prévoir, dans les centres de formation professionnelle (CFPA), des formations spécialisées dans le domaine de l’élevage et de la production et transformation des viandes ainsi que des produits laitiers,
  • Organiser des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation pour promouvoir la consommation de ces trois types de viandes (Médias, association consuméristes, associations professionnelles, institutions)

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