Hacene Menouar : L’Algérien consomme quatre fois plus de sucre que la moyenne mondiale!

🚨 Un constat alarmant : Une consommation hors normes

M. Hacène Menouar tire la sonnette d’alarme sur l’écart abyssal entre la consommation réelle de sucre en Algérie et les recommandations internationales.

  • Le chiffre choc : Alors que l’OMS préconise un maximum de 10 kg de sucre par an et par personne, l’Algérien en consomme en moyenne 40 kg, soit quatre fois la norme.

  • Comparaison : Même les pays européens les plus consommateurs se situent entre 18 et 20 kg.

  • La dépendance : Le sucre crée une addiction dès le plus jeune âge, poussant les consommateurs à en demander toujours plus.

🍩 Le sucre omniprésent dans l’alimentation

Selon M. Menouar, le sucre s’est infiltré partout, souvent là où on ne l’attend pas :

  • Boissons et Café : Certaines régions (notamment l’Est) ajoutent jusqu’à 8 ou 10 morceaux de sucre dans un seul café. Les boissons gazeuses contiennent environ 150g/litre, malgré des tentatives de régulation non encore appliquées.

  • Le Pain : Les boulangers l’utilisent comme additif pour améliorer l’aspect et le croustillant du pain, profitant de son prix très bas.

  • Ramadan : C’est la « grande catastrophe » alimentaire. Un seul morceau de Kalb el Louz équivaut à environ 15 morceaux de sucre.

🏥 Conséquences désastreuses sur la santé publique

Cette surconsommation est directement liée à l’explosion des maladies non transmissibles en Algérie :

  • Diabète : On dénombre plus de 7 millions de diabétiques (dont 5 millions de type 2).

  • Obésité : Près de 20 % de la population est en surpoids ou obèse.

  • Cancers : Une augmentation fulgurante, passant de 45 000 nouveaux cas en 2014 à près de 60 000 aujourd’hui.

📉 Critiques des politiques publiques et des subventions

M. Menouar pointe du doigt l’incohérence de certaines décisions économiques :

  • Subventions aveugles : Il juge « anormal » que l’État plafonne les prix de produits néfastes (sucre, huile), facilitant ainsi leur surconsommation.

  • Production locale : L’association s’oppose à la production locale de sucre (betterave sucrière), arguant que les pays développés découragent la production pour protéger la santé de leurs citoyens, alors que l’Algérie cherche à la « démocratiser ».

  • Appel à la réforme : Il préconise un passage des subventions universelles à des subventions ciblées (via un « data center » et des comptes bancaires familiaux) pour aider les nécessiteux sans encourager l’achat de produits toxiques.

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