- Un constat alarmant : « L’affolement » malgré la disponibilité
Selon M. Menouar, le problème ne réside plus dans l’approvisionnement des marchés, qu’il juge satisfaisant grâce aux efforts des producteurs et à l’installation de marchés de proximité. Le véritable souci est d’ordre sociologique.
« Nous avons remarqué qu’il reste dans certains milieux cet esprit d’affolement… On n’a pas compris pourquoi les gens se sont improvisés dans des chaînes à cause des viandes importées, au point que certains supermarchés ont dû fermer leurs portes pour évacuer la foule. »
Il qualifie ces scènes d’aberrantes, car elles portent atteinte à la dignité du consommateur.
- Le mythe de la « Culture du Ramadan »
Mr Menouar dénonce une déformation culturelle où la bousculade et la pénurie artificielle semblent être devenues indissociables de l’ambiance du mois sacré.
- Une fausse tradition : Il précise que ces comportements n’existaient pas chez nos aïeux avant les colonisations successives.
- Le risque de sacralisation : Il craint que ces mauvaises habitudes ne finissent par être perçues comme une « Sunna » (tradition religieuse), alors que le Ramadan devrait se dérouler comme n’importe quel autre mois de l’année.
- Le triple gaspillage identifié par El Aman
Mr Menouar s’appuie sur des données d’experts pour souligner les conséquences économiques désastreuses :
- Le gaspillage alimentaire : Il estime que le taux de gaspillage atteint 30 % à 33 %.
« Pour 10 000 dinars de courses, c’est environ 3 300 dinars qui partent directement à la poubelle. »
- Le gaspillage énergétique : En raison du changement de rythme de vie (vie nocturne), la surconsommation d’énergie (gaz et électricité) bondit de 40 %.
- Le gaspillage du temps de travail : C’est, selon lui, le point le plus grave. L’absentéisme et la baisse de rentabilité nuisent gravement à l’économie nationale et découragent les investisseurs étrangers.
- Appel à l’expertise scientifique
Pour M. Menouar, la solution n’est plus technique mais comportementale. Il lance un appel pressant aux chercheurs en sciences humaines (sociologues, psychologues et anthropologues) pour :
- Étudier les causes profondes de cette frénésie.
- Proposer des solutions concrètes aux pouvoirs publics.
- Restaurer l’image de marque du pays et la productivité du citoyen.
Conclusion de M. Menouar : La religion n’a jamais prôné la paresse ou la surconsommation. Il rappelle que les grandes batailles de l’histoire et la guerre de libération nationale ont été menées durant le Ramadan avec une rigueur et une productivité exemplaires.menées durant le Ramadan avec une rigueur et une productivité exemplaires.




