Le président de l’association El Aman pour la protection des consommateurs, Hacène Menouar, plaide pour un contrôle rigoureux des prix des légumes secs qui subissent, à l’instar d’autres produits de large consommation, des hausses récurrentes. «Il faudrait impliquer les associations des consommateurs qui peuvent apporter leur expérience dans la surveillance du marché et aussi formuler des recommandations et proposer des alternatives», a suggéré, hier, Hacène Menouar, au forum du journal Le Courrier d’Algérie.
Dans le même contexte, il a insisté sur le rééquilibrage du barème du pouvoir d’achat en Algérie et jugé important de relever encore une fois le SNMG (salaire national minimum garanti), vu le taux d’inflation qu’a connu le monde entier. «L’Algérie, a-t-il poursuivi, dépense annuellement 19 milliards de dollars juste pour les subventions. Nous devons réduire ce chiffre, tout en mettant en place un système pour financer d’autres projets. Il faudrait aussi élaborer une carte agricole pour savoir ce qu’on produit, quelle quantité et à quel moment. Donc, pour faire face à la demande du marché, il faudrait faire une offre convenable afin d’avoir une traçabilité et stabiliser les prix».
Autre recommandation formulée par El Aman, elle porte sur la professionnalisation des réseaux de distribution à travers une politique de numérisation. «Nous ne pouvons pas réguler la distribution avec 50% du marché qui est dans l’informel. D’où la nécessité de faire recours à la numérisation pour éviter les déperditions du réseau, à savoir les contrefaçons des produits et la contrebande de chaque secteurs», a-t-il expliqué. A propos du prix de la viande rouge, notamment de l’agneau qui dépasse les 2.300 DA, Menouar considère essentiel de changer «complètement» d’habitude et de se tourner plutôt vers les produits végétaux tels les pois-chiches et d’autres. «Le comportement du consommateur doit aussi changer. Nous appelons depuis des années au changement de ce mode de consommation. Les 45 millions d’Algériens consomment le même produit dans la même période, ce qui crée une pénurie ou une pression sur ce dernier», a-t-il regretté. Dans le même sillage, le même interlocuteur a donné l’exemple des produits qui contiennent une grande quantité de sucre, dont la consommation excessive de ces produits provoque des maladies dangereuses.
Zine Eddine Gharbi


