L’aviculture en Algérie… Un secteur qui manque de régulation !

Le Président de l’Association de Protection des Consommateurs, EL AMAN Mr Menouar Hacène confirme le danger réel de la consommation de la volaille en Algérie.

Il déclare à ce propos ce qui suit :

Le marché parallèle constitue une menace majeure pour les consommateurs Algériens.

Malheureusement, nous mangeons beaucoup de viande de poulet en Algérie.

Le poulet est de retour, partout dans toutes les régions !

Dans le passé, la consommation du poulet était très rare et occasionnelle, mais aujourd’hui, nous marchons dans les zones désertiques, à Illizi ou à Ain Guezzam , nous le rencontrons sur le marché ou en rôtisserie car il est devenu bon marché et  facile à acquérir .

Pour l’Association EL AMAN nous alertons le consommateur sur la consommation excessive de cette viande blanche car elle contient des substances néfastes pour la santé (hormones de croissance, produits vétérinaires chimiques).  

Environ 80% de la production de volaille se fait dans l’informel, sans contrôle de l’Etat, par des barons qui sont très bien organisés et qui fixent les tarifs. La production se fait partout en Algérie : dans les montagnes, dans les vallées, au fin fond du sud sans contrôle  sanitaire.

En Algérie la santé publique de l’individu se dégrade notamment par la consommation et de produits non contrôlés. En effet le nombre de cancer augmente chaque année (il a atteint les 51000 nouveaux cas)  

En Algérie, il nous faut faire le Bilan : pourquoi nous consommons beaucoup le poulet ?

L’étude réalisée par notre association en 2022 (la Réhabilitation de l’élevage et la diversification dans la consommation des viandes) a démontré que nous n’avons pas exploité efficacement toutes les richesses et les ressources naturelles de notre pays.

En effet il existe en Algérie d’autres ressources pour la production de viandes rouges comme le camelin, le caprin et le lapin, en plus du bovin et de l’ovin. Nous avons un grand potentiel qu’il faudra exploiter.

Il nous faut revenir à une consommation diversifiée des viandes pour réduire ce phénomène de surconsommation des viandes blanches.

Il faut passer également à la traçabilité de la viande proposée à la vente chez nos bouchers afin de savoir ce que nous mangeons.

Une traçabilité basée sur l’étiquetage et le renseignement complet sur le produit (son producteur, sa condition de production, sa tarification etc. )

Cette traçabilité permettra également de suivre la chaîne de production et de logistique pour répondre aux besoins du marché et pour soutenir l’économie Nationale car cette manière de production (en économie parallèle) ne permet pas à l’Etat de réguler les marchés et de prélever l’impôt.

Au jour d’aujourd’hui, les Ministères du Commerce et de l’Agriculture ne disposent  pas de moyens efficaces pour contrôler ces marchés ;Il y’a un manque dans la gestion de ces marchés que ce soit pendant l’été le Ramadhan ou tout au long de l’année .

Malgré l’existence de Cadres et d’Experts dans les Ministères, tant que l’on ne dispose pas de carte agricole qui planifie la production suivant les besoins tout au long de l’année, ce sera impossible de répondre aux besoins de façon efficace et à un prix raisonnable.

Il faudra encadrer ces producteurs par tous les moyens afin qu’ils puissent travailler de manière professionnelle et répondre aux besoins qui seront déterminés selon des études faites en amont au niveau des structures ministérielles.

Il est nécessaire d’encadrer rigoureusement l’activité avicole afin d’éviter de tomber dans les pénuries ou de se voir obligé à recourir à l’importation pour combler les défaillances qui peuvent survenir  et qui pourront être évités par une meilleure planification.

Il est temps de passer notamment à l’utilisation dans la production agricole ou avicole des nouvelles technologies comme le balisage GPS et la numérisation.

En 2025 , il est temps de connaitre de façon intelligente nos producteurs, les surfaces de production , les capacités de production et les cycles de production et faire le suivi de chaque producteur en terme de quantité de production, de qualité de production et notamment les normes de production (dosage en produits vétérinaire ect … )

Tout ceci n’est pas très difficile à mettre en œuvre. Le producteur doit être accompagné pour réaliser au mieux sa vocation de producteur.

La sur-utilisation de produits vétérinaires existante actuellement ne se fait pas sans la complicité de certains vétérinaires véreux qui encouragent l’utilisation exagérée de ses produits afin d’augmenter la production  et ceci sans prendre en compte son impact sur la santé publique.

Il faudra réagir  au plus vite  à ce propos !

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